<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>KERALUC, une c&#233;ramique d'art &#224; Quimper, 1946-1984.</title>
	<link>http://keraluc.com/</link>
	<description>Le site web keraluc.com &#233;voque l'histoire de l'ancienne manufacture Keraluc, fond&#233;e &#224; Quimper en 1946 par Victor Lucas. De 1946 &#224; 1984, de nombreux artistes ont travaill&#233; dans ses ateliers, leurs cr&#233;ations sont pr&#233;sent&#233;es ainsi que le contexte historique de l'&#233;poque. L'auteur et webmaster du site, Antoine Lucas, est issu d'une lign&#233;e de c&#233;ramiste et a travaill&#233; pour la manufacture Keraluc fond&#233;e par son grand-p&#232;re.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>KERALUC, une c&#233;ramique d'art &#224; Quimper, 1946-1984.</title>
		<url>http://www.keraluc.com/local/cache-vignettes/L144xH84/siteon0-fb172.png</url>
		<link>http://keraluc.com/</link>
		<height>84</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Keraluc, la maison Lucas</title>
		<link>http://www.keraluc.com/Keraluc-la-maison-Lucas</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.keraluc.com/Keraluc-la-maison-Lucas</guid>
		<dc:date>2008-06-07T15:21:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Lucas</dc:creator>



		<description>Victor Lucas patienta plus de dix ans avant de trouver enfin les conditions n&#233;cessaires &#224; l'aboutissement de son grand projet de cr&#233;ation d'un atelier de c&#233;ramique d'art. Sa formation d'ing&#233;nieur artiste &#224; l'&#201;cole nationale sup&#233;rieure de c&#233;ramique de (...)


-
&lt;a href="http://www.keraluc.com/-Historique-" rel="directory"&gt;Historique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Victor Lucas patienta plus de dix ans avant de trouver enfin les conditions n&#233;cessaires &#224; l'aboutissement de son grand projet de cr&#233;ation d'un atelier de c&#233;ramique d'art. Sa formation d'ing&#233;nieur artiste &#224; l'&#201;cole nationale sup&#233;rieure de c&#233;ramique de S&#232;vres le pr&#233;disposait &#224; se lancer dans une telle entreprise. Riche de son exp&#233;rience professionnelle acquise durant les premi&#232;res ann&#233;es de sa carri&#232;re &#224; la fa&#239;encerie Henriot, il songeait d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1930* &#224; fonder son propre atelier. Les perspectives &#233;conomiques du moment, peu favorables, l'obligent &#224; diff&#233;rer son projet et fin mars 1941, apr&#232;s avoir travaill&#233; pendant dix-huit ans pour la maison Henriot, il assure pendant pr&#232;s de quatre ans la direction technique chez HB en remplacement de son ami Gilbert Theillou. &lt;br /&gt;En mai 1944, la fin prochaine des hostilit&#233;s donnant enfin des perspectives d'avenir, Victor Lucas prend alors cong&#233; avec l'espoir de concr&#233;tiser la cr&#233;ation de sa propre entreprise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la Lib&#233;ration, Victor Lucas, l'ancien directeur technique de la manufacture HB &#224; Quimper, prend part &#224; la r&#233;organisation de l'industrie c&#233;ramique en tant qu'ing&#233;nieur contractuel au service de la direction des Mines &#224; Paris. Il ne songeait cependant pas &#224; y faire carri&#232;re d'autant que sa nouvelle position lui permettait de nouer de nombreux contacts fructueux pour son projet de cr&#233;ation d'une fa&#239;encerie &#224; Quimper. Son dossier tr&#232;s complet, avec plans et objectifs de fabrication, int&#233;resse quelques amis quimp&#233;rois et, ensemble, ils &#233;laborent un montage financier. L'appellation C&#233;raluc, combinaison du mot c&#233;ramique et du nom Luc (de Saint Luc, &#233;vang&#233;liste, docteur et peintre) est choisie pour ce projet.
Un terrain appropri&#233; se trouvant disponible en bordure de la propri&#233;t&#233; de Victor Lucas &#224; Loc-Maria, les &#233;v&#233;nements se pr&#233;cipitent. La parcelle acquise et les partenaires financiers trouv&#233;s, les travaux commencent aussit&#244;t mais la d&#233;couverte fortuite par l'un des terrassiers d'une poterie enfouie stoppe la progression du chantier. Le site fouill&#233; livre une importante collection d'urnes fun&#233;raires gallo-romaines, cet &#233;v&#233;nement tombait &#224; point nomm&#233; pour promouvoir la fa&#239;encerie naissante.
&lt;br /&gt;Les travaux avanc&#232;rent tr&#232;s vite car Victor Lucas souhaite inaugurer le nouvel &#233;tablissement au mois d'ao&#251;t, traditionnellement consacr&#233; &#224; la Vierge Marie, et de pr&#233;f&#233;rence le 24, jour de son anniversaire. Les d&#233;marches administratives effectu&#233;es, le 1er juillet la soci&#233;t&#233; est constitu&#233;e pour cinquante ann&#233;es, jusqu'au 30 juin 1996, sous la forme d'une S.A.R.L., au capital de 2 100 000 francs r&#233;parti entre cinq actionnaires : Victor Lucas, g&#233;rant, et MM. Guillemot, Besnard, de Cambourg et de Broc. Le nom de la soci&#233;t&#233; devient Keraluc, le premier nom choisi C&#233;raluc &#233;tant trop proche de C&#233;ralux, une marque d&#233;j&#224; existante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La construction de l'atelier de fabrication de 288 m2 achev&#233;e, les premi&#232;res machines de calibrage et de pr&#233;paration de la p&#226;te furent install&#233;es ainsi que deux premiers fours &#233;lectriques Druelle neufs de Type Saint Denis, d'une capacit&#233; utile de 1650 litres. Les premiers essais s'effectu&#232;rent aussit&#244;t et la production commen&#231;a avant la fin de l'ann&#233;e.
En 1947, la construction de l'atelier de d&#233;coration de 244 m2 est entreprise sur le m&#234;me mod&#232;le que l'atelier de fabrication. La cave de la maison Lucas est &#171; r&#233;quisitionn&#233;e &#187; pour servir de magasin et le salon accueille les premiers clients jusqu'&#224; l'&#233;dification, fin 1947 d&#233;but 1948, d'un b&#226;timent commercial pour la pr&#233;sentation des &#233;chantillons, l'exposition des pi&#232;ces d'artistes et des urnes gallo-romaines, et &#224; l'&#233;tage, le service commercial et le bureau du g&#233;rant. La construction des autres b&#226;timents annexes se poursuit durant l'ann&#233;e 1948.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_153 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.keraluc.com/IMG/jpg/pol_mt_yvonne.jpg&quot; title='JPEG - 20.6 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.keraluc.com/local/cache-vignettes/L300xH174/pol_mt_yvonne-09712-89176.jpg' width='300' height='174' alt='JPEG - 20.6 ko' style='height:174px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;Marie-Th&#233;r&#232;se, Pol et Yvonne&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:300px;'&gt;&lt;p&gt;La jeune &#233;quipe qui contribue au lancement de Keraluc, 1947.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Victor Lucas mobilise sa famille. D&#232;s le d&#233;but de l'entreprise, sa femme s'occupe de la comptabilit&#233; jusqu'au moment o&#249;, maternit&#233; oblige, elle c&#233;de sa place &#224; sa fille a&#238;n&#233;e, Marie-Th&#233;r&#232;se, qui reste au service commercial jusqu'a son mariage en avril 1949 et laisse alors le poste &#224; Yvonne, sa cadette.
Le fils a&#238;n&#233; Pol, apr&#232;s son baccalaur&#233;at, et malgr&#233; les tensions qui caract&#233;risent souvent les relations paternelles aggrav&#233;es par des caract&#232;res quelques peu oppos&#233;s, reste &#224; ses c&#244;t&#233;s et re&#231;oit ainsi une formation technique pratique et concr&#232;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fabrication d'articles c&#233;ramiques pour la table en fa&#239;ence unie et d&#233;cor&#233;e assura durant quelques ann&#233;es le d&#233;veloppement de la jeune fa&#239;encerie. Mais cette production originale fut r&#233;guli&#232;rement copi&#233;e jusqu'au jour o&#249; l'entreprise, se trouvant en grande difficult&#233;, dut se r&#233;signer &#224; diminuer son effectif. Par la suite des probl&#232;mes de plus en plus lourds mineront la confiance dans l'avenir de Victor Lucas et le 28 janvier 1958, il succomba &#224; une crise cardiaque. Peu avant son d&#233;c&#232;s il avait &#233;mis l'id&#233;e d'organiser une exposition sur les lieux de l'entreprise afin de pr&#233;senter chaque &#233;t&#233; le travail des artistes de la Fa&#239;encerie. Une premi&#232;re manifestation fut organis&#233;e en hommage au c&#233;ramiste disparu et renouvel&#233;e par la suite, durant quelques ann&#233;es, sous le titre &#171; Exposition des Artistes de Cornouaille &#187;.
Pol Lucas, qui pr&#233;conisait avant la mort de son p&#232;re un renouvellement de la gamme de produits, se lan&#231;a dans la fabrication du gr&#232;s. Il remit en service une ancienne carri&#232;re d'argile &#224; gr&#232;s situ&#233;e en bordure de la rivi&#232;re Odet &#224; Toulven, qui &#233;tait utilis&#233;e pour la c&#233;ramique de Quimper jusqu'au d&#233;but du XXe si&#232;cle. Avec cette mati&#232;re premi&#232;re naturelle, il &#233;labora une collection de formes simples inspir&#233;es des productions traditionnelles utilitaires de Lanveur (Lannilis), et des centres de production de gr&#232;s de Normandie, du Haut-Berry et de Bourgogne. Ces produits, cuits en four &#233;lectrique &#224; 1280&#176;, furent pr&#233;sent&#233;s en mai 1963 dans le cadre de l'exposition Le gr&#232;s contemporain en France au Mus&#233;e National de C&#233;ramique de S&#232;vres.
Le d&#233;but des ann&#233;es 1960, correspond &#224; un tournant tr&#232;s important pour Keraluc : une reconversion r&#233;ussie avec la fabrication du gr&#232;s uni et d&#233;cor&#233; supplantant d&#233;finitivement la fa&#239;ence et un changement &#224; la direction de la fa&#239;encerie. Marie-Th&#233;r&#232;se Chauveau qui avait laiss&#233; ses responsabilit&#233;s commerciales &#224; sa s&#339;ur Yvonne en 1948 , pour rejoindre en Charentes son mari, Jacques Chauveau, prit en 1961 la g&#233;rance de l'entreprise. Elle assuma sa fonction de chef d'entreprise avec grande comp&#233;tence et veilla &#224; maintenir une production artistique du meilleur niveau possible, avec &#224; ses c&#244;t&#233;s son fr&#232;re Pol qui partagea son temps entre la prospection commerciale et la direction technique. Leurs actions conjugu&#233;es allaient permettre un d&#233;veloppement tr&#232;s important de l'entreprise. Ces performances lui valurent, en 1970, la m&#233;daille d'argent de l'expansion des entreprises petites et moyennes au concours cr&#233;&#233; par la Caisse Centrale de Cr&#233;dit H&#244;telier Commercial et industriel. Ce prix fut remis le 17 mars par Edmond Michelet, Ministre des Affaires Culturelles, au cours d'une c&#233;r&#233;monie &#224; la Chambre de Commerce de Quimper en pr&#233;sence de personnalit&#233;s locales, des artistes et du personnel de l'entreprise. La m&#234;me ann&#233;e, une autre distinction honora la soci&#233;t&#233; : l'oscar de la cr&#233;ation d&#233;cern&#233; par l'ABC Sife, lors d'un salon professionnel &#224; Paris. Ces deux r&#233;compenses pr&#233;lud&#232;rent au 25e anniversaire de la cr&#233;ation de l'entreprise. L'&#233;v&#233;nement fut f&#234;t&#233; le 16 ao&#251;t 1971 &#224; l'Orangerie du ch&#226;teau de Lanniron par un banquet m&#233;morable. &#192; cette occasion un hommage solennel fut rendu &#224; Victor Lucas.
&lt;br /&gt;&#192; la fin des ann&#233;es 1970, la demande s'orientant vers un produit plus artisanal, le tourneur portugais, Antonio Noguiera, bient&#244;t suivit par son fr&#232;re Francisco, s'installa &#224; Keraluc. Le tournage main permit alors de satisfaire une client&#232;le disput&#233;e par la concurrence des petits ateliers ind&#233;pendants.
&lt;br /&gt;Antoine Lucas, petit fils de Victor LUCAS, travailla &#224; son tour dans l'entreprise apr&#232;s des &#233;tudes &#224; l'&#201;cole des Beaux-Arts de Quimper et &#224; l'&#201;cole Nationale Sup&#233;rieure des Arts D&#233;coratifs &#224; Paris. Le catalogue s'enrichit alors de nouvelles formes r&#233;solument contemporaines et de nouveaux &#233;maux de gr&#232;s unis cuits en atmosph&#232;re r&#233;ductrice dans des fours &#224; gaz propane. Cette tentative de diversification de la production ne re&#231;ut pas toujours le succ&#232;s escompt&#233;.
&lt;br /&gt;Malgr&#233; la r&#233;duction progressive de l'effectif qui s'&#233;tait fortement accru pendant les ann&#233;es de pleine expansion et un repliement sur un produit plus commercial dans le style &#171; Quimper &#187;, Keraluc, comme beaucoup d'entreprises de main d'&#339;uvre particuli&#232;rement touch&#233;es par la crise &#233;conomique, dut d&#233;poser son bilan le 13 juillet 1984. La soci&#233;t&#233; Stylform Arts &amp; Cr&#233;ations entreprit de relancer l'activit&#233; &#224; Keraluc avec une &#233;quipe tr&#232;s r&#233;duite et l'aide pr&#233;cieuse de Marie-Th&#233;r&#232;se Chauveau qui r&#233;ussit &#224; maintenir un chiffre d'affaires viable jusqu'&#224; son d&#233;part en retraite en 1989. Ensuite le parc technique, fleuron de l'ancienne entreprise, fut c&#233;d&#233; avant qu'une op&#233;ration immobili&#232;re n'aboutisse &#224; la destruction totale, en d&#233;cembre 1991, des anciens b&#226;timents charg&#233;s d'histoire de la rue de la Trom&#233;nie. Une boutique atelier prit le relais pendant quelque temps &#224; Cr&#233;ach-Gwen puis la soci&#233;t&#233; Stylform Arts et Cr&#233;ation, exploitant la marque Keraluc, d&#233;posa son bilan le 24 septembre 1992. La marque Keraluc appartient depuis aux Fa&#239;enceries de Quimper HB Henriot qui firent appel &#224; Antoine Lucas pour &#233;laborer une petite collection dans l'esprit des premiers gr&#232;s d&#233;cor&#233;s de Keraluc. Une vingtaine de formes en deux versions de d&#233;cors est propos&#233;e actuellement &#224; la client&#232;le.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au cours de son histoire, Keraluc eut une production c&#233;ramique particuli&#232;rement innovante gr&#226;ce au concours de ses artistes. L'atelier ayant &#233;t&#233; d&#233;moli en d&#233;cembre 1991, seules restent aujourd'hui ces &#339;uvres exceptionnelles pour maintenir l'esprit et l'id&#233;al de tous les acteurs de cette aventure..&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* Un premier projet, dat&#233; du 3 mars 1933, est d&#233;velopp&#233; dans une lettre confidentielle adress&#233; &#224; l'un de ses amis et partenaire &#233;ventuel : Marc Le Berre (1899-1968), tisserand et membre de &lt;i&gt;Ar Seiz Breur&lt;/i&gt; &#224; partir de 1937.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quimper, un centre fa&#239;encier ancestral</title>
		<link>http://www.keraluc.com/Quimper-un-centre-faiencier</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.keraluc.com/Quimper-un-centre-faiencier</guid>
		<dc:date>2008-06-07T07:21:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Lucas</dc:creator>



		<description>Quimper connais une pratique c&#233;ramique d&#232;s ses origines, cependant, &#224; compter des ann&#233;es 1710, elle commence v&#233;ritablement &#224; prosp&#233;rer avec les premi&#232;res fabrications de luxe en fa&#239;ence stannif&#232;re. C'est &#224; partir de la seconde moiti&#233; du XIXe si&#232;cle que (...)


-
&lt;a href="http://www.keraluc.com/-Historique-" rel="directory"&gt;Historique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quimper connais une pratique c&#233;ramique d&#232;s ses origines, cependant, &#224; compter des ann&#233;es 1710, elle commence v&#233;ritablement &#224; prosp&#233;rer avec les premi&#232;res fabrications de luxe en fa&#239;ence stannif&#232;re. C'est &#224; partir de la seconde moiti&#233; du XIXe si&#232;cle que cette production va assurer le renom de la ville et contribuer d&#233;sormais &#224; son image. Trois fa&#239;enceries : &lt;i&gt;de La Hubaudi&#232;re&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Porquier&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Tanqueray&lt;/i&gt;, d'importance in&#233;gale, animaient alors le quartier de Loc-Maria. &lt;br /&gt;Au XXe si&#232;cle, l'effervescence cr&#233;ative des fa&#239;enciers quimp&#233;rois est d&#233;cupl&#233;e lors des grandes expositions de 1925, 1931 et 1937. &lt;br /&gt;&#192; la lib&#233;ration, &lt;i&gt;Keraluc&lt;/i&gt;, la nouvelle manufacture de Victor Lucas, prend la rel&#232;ve en ouvrant ses portes &#224; de jeunes artistes qui renouvellent et diversifient la production.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'origine de la plus ancienne des manufacture remonte en1708, avec l'installation de l'atelier de Pierre Bousquet dans l'enclos du Styvel, d&#232;s lors, bon an mal an, la production de fa&#239;ence stannif&#232;re se maintient sans interruption. Cette fabrication de luxe, tr&#232;s &#233;labor&#233;e et d&#233;cor&#233;e, est tr&#232;s vite produite en quantit&#233; et en qualit&#233;, malgr&#233; la n&#233;cessit&#233; de l'apport de mat&#233;riaux dont les lieux sont d&#233;pourvus. Une heureuse diversification s'op&#232;re &#224; partir de 1780, avec la mise en &#339;uvre du gr&#232;s &#233;maill&#233; au sel assurant la p&#233;rennit&#233; de l'activit&#233;. La vocation c&#233;ramique de Loc-Maria, le faubourg fa&#239;encier de Quimper, est d&#233;sormais bien &#233;tablis, elle s'affirme avec le d&#233;veloppement de trois fabriques d'importances in&#233;gales tout au long du XIXe si&#232;cle.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La premi&#232;re manufacture&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1707, Pierre Bousquet rejoint son p&#232;re, Jean-Baptiste, originaire de Sainte-Zacharie en Provence et install&#233; &#224; Loc-Maria depuis quelques ann&#233;es pour y fabriquer des pipes en terre. Pierre fait rapidement prosp&#233;rer l'entreprise, apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de son p&#232;re survenu peu apr&#232;s son arriv&#233;. Tirant profit d'une situation de monopole, l'affaire se r&#233;v&#232;le tr&#232;s prosp&#232;re et il investit judicieusement ses gains dans l'immobilier afin d'assuer l'avenir de la manufacture. En 1749, il marie sa petite-fille, Marie-Jeanne Bellevaux &#224; Pierre-Cl&#233;ment Caussy, un peintre fa&#239;encier venu de Rouen. Ce dernier assure peu apr&#232;s la succession de la manufacture, avec une grande comp&#233;tence et une forte personnalit&#233;, au d&#233;c&#232;s de Pierre Bousquet survenu &#224; l'&#226;ge de 75 ans.
En 1771, sa fille &#233;pouse &#224; 27 ans Antoine de la Hubaudi&#232;re, un jeune ing&#233;nieur des Ponts et Chauss&#233;es originaire de la r&#233;gion de Foug&#232;res. Il seconde son beau-p&#232;re avant de lui succ&#233;der &#224; sa mort en 1782. Parall&#232;lement &#224; son m&#233;tier de fa&#239;encier, il s'engage dans la politique : r&#233;publicain, il multiplie ses activit&#233;s pendant la r&#233;volution avant d'&#234;tre massacr&#233; par des Chouans &#224; Foug&#232;res en 1794. Sa veuve Marie-Elisabeth Caussy poursuit la production, agrandit les locaux et d&#233;veloppe une affaire de n&#233;goce maritime. En 1808, elle partage entre ses neuf enfants les bien de la famille. Les deux ain&#233;s h&#233;ritent des activit&#233;s de n&#233;goce et la manufacture revient aux cinq autres fils qui s'associent sous le nom &lt;i&gt;de la Hubaudi&#232;re juniors&lt;/i&gt;. Apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de leur m&#232;re en 1831, peu &#224; peu des m&#233;sententes entre les branches financi&#232;res et fa&#239;enci&#232;res de la famille entra&#238;nent de nombreuses difficult&#233;s. Vers 1861, F&#233;lix de la Hubaudi&#232;re nomme directeur, Th&#233;ophile Fougeray, qui lance une production de copies d'anciens en exhumant des archives de la manufacture les vieux poncifs du XVIIIe si&#232;cle exploit&#233;s par les Caussy &#224; Rouen et &#224; Quimper. La veuve de F&#233;lix, Alix L&#233;onie Malherbe de la Bou&#235;xi&#232;re, rach&#232;te la fabrique en 1882 et renvoie le directeur pour en assurer elle-m&#234;me la gestion. Devenue, six ans apr&#232;s, la comtesse Lecourt de B&#233;ru par son second mariage, elle continue &#224; administrer la manufacture tout en la transforment de fond en comble ; une r&#233;organisation qui entra&#238;ne malheureusement la destruction de tr&#232;s importants vestiges de l'&#233;poque de Caussy. &#192; sa mort, son fils Guy, est astreint &#224; une succession rendu difficile par les investissements tr&#232;s importants de sa m&#232;re. Il doit sous traiter avec Jules Verlingue, propri&#233;taire de la &lt;i&gt;Fa&#239;encerie de la Madeleine&lt;/i&gt; &#224; Boulogne-sur-Mer, avant de vendre lui vendre sa manufacture en 1914. Mobilis&#233;, le dernier fa&#239;encier descendant de la famille de Pierre Bousquet est tu&#233; au front en ao&#251;t 1916&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;loury-porquier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois &#201;loury, ancien tourneur de la manufacture Bousquet-Caussy, installe un an avant sa mort en 1778, un petit atelier de fabrique de pipe en terre et de poteries usuelles &#224; Loc-Maria. Sa femme et son fils Guillaume poursuivent et d&#233;veloppent l'entreprise. Plus tard le petit-fils, b&#233;n&#233;ficiaire d'un mariage avantageux, ach&#232;te en 1787 &#224; sa fratrie la manufacture familiale et obtient l'autorisation de produire de la fa&#239;ence. La seconde manufacture se d&#233;veloppe alors et compte pr&#232;s de 30 employ&#233;s au d&#233;but des ann&#233;es 1800. C'est le fils ain&#233; Nicolas qui prend ensuite la rel&#232;ve avant de s'associer &#224; son neveu Guillaume Porquier. Ce dernier meurt en 1853 et sa veuve c&#232;de l'atelier &#224; Clet-Adolphe Porquier qui d&#233;c&#232;de six ans plus tard, laissant &#224; sa femme, Augustine Caroff huit enfants mineurs, une fabrique de fa&#239;ence et de poterie et une de gr&#232;s. Elle r&#233;ussit &#224; faire perdurer la manufacture jusqu'&#224; l'aube du XXe si&#232;cle, tout en lui donnant une grande renomm&#233;e en s'associant en 1875 pour quinze ans avec Alfred Beau, un photographe, peintre et illustrateur originaire de Morlaix. Parall&#232;lement, Arthur Porquier seconde sa m&#232;re et d&#233;veloppe l'entreprise avec une production de c&#233;ramiques utilitaires de poteries, de fa&#239;ences communes et de gr&#232;s. &lt;br /&gt;Alfred Beau apporte &#224; Quimper un nouveau-savoir faire dans la technique du d&#233;cor de fa&#239;ence qui bouleverse le genre classique jusque-l&#224; en vigueur sur la fa&#239;ence quimp&#233;roise. Il a pour fonction la cr&#233;ation de mod&#232;les et veille &#224; leur mise en application dans un atelier de d&#233;coration particulier, assurant ainsi pour la premi&#232;re fois une v&#233;ritable direction artistique. Des prouesses techniques et artistiques sont r&#233;alis&#233;es : &#171; plats tableaux &#187; de tr&#232;s grandes tailles, instruments de musique en fa&#239;ence d&#233;cor&#233;e et surtout le th&#232;me de sc&#232;nes typiques de la vie courante bretonne sont abord&#233; pour la premi&#232;re fois. Ce genre, inspir&#233; des lithographies de la Galerie Armoricaine de Fran&#231;ois-Hippolyte Lalaisse et des l&#233;gendes bretonnes ont un succ&#232;s consid&#233;rable comme souvenirs de vacances ou de voyage aupr&#232;s des premiers touristes ais&#233;s transport&#233;s par les &lt;i&gt;Chemins de Fer de L'Ouest&lt;/i&gt;. Une premi&#232;re grande exposition est organis&#233;e &#224; Quimper en 1876 &#224; l'initiative de Ren&#233;-Fran&#231;ois Le Men, premier conservateur du Mus&#233;e D&#233;partemental Breton, sa r&#233;ussite encouragea les deux manufactures &#224; participer &#224; l'Exposition Universelle &#224; Paris en 1878. La production originale et audacieuse sign&#233;e Porquier-Beau y re&#231;oit les honneurs de la critique. &#192; la suite de ce succ&#232;s, Alfred Beau devient membre de la sous-commission du Mus&#233;e des Beaux-Arts de Quimper, il est ensuite nomm&#233; Directeur du Mus&#233;e deux ans plus tard. &lt;br /&gt;L'accueil est plus mitig&#233; pour les copies de fa&#239;ences anciennes de Rouen r&#233;alis&#233;es par la Fabrique de La Hubaudi&#232;re depuis la red&#233;couverte dans leurs archives de la collection de poncifs de Pierre-Cl&#233;ment Caussy. Cette production de plus en plus critiqu&#233;e passe de mode et M. Fougeray dut r&#233;agir en adoptant aussi des d&#233;cors bretons pour satisfaire la client&#232;le. Ces deux fa&#239;enceries jou&#232;rent un r&#244;le tr&#232;s important pour la notori&#233;t&#233; de la fa&#239;ence de Quimper dans le dernier quart du XIXe si&#232;cle en relan&#231;ant la fa&#239;ence artistique et en participant &#224; de grandes expositions. L'engouement pour cette fa&#239;ence populaire &#233;tait si consid&#233;rable que d'autres centres fa&#239;enciers, comme Malicorne et Desvres, reprirent sans scrupule ces d&#233;cors. Le d&#233;veloppement du transport de marchandises par chemin de fer permit aussi &#224; la concurrence, Choisy-le-Roi et Sarreguemines, de diffuser leur production en Bretagne. &#192; la fin du XIXe si&#232;cle les deux fabriques de plus en plus plagi&#233;es connurent des difficult&#233;s croissantes. La Manufacture Porquier commen&#231;a &#224; d&#233;cliner apr&#232;s le d&#233;part d'Alfred Beau en 1894, et cessa toute fabrication dix ans apr&#232;s, Augustine Caroff d&#233;c&#233;da en 1908.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Dumaine-Tanquerey-Henriot&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me manufacture d&#233;bute en 1791 avec l'installation de Guillaume Dumaine dans l'enclos du Poulras au pied du Mont Frugy. Issu d'une confr&#233;rie de potiers de gr&#232;s normands, il quitte l'atelier familial de Gers repris par son fr&#232;re ain&#233;. Son modeste atelier n'est &#233;quip&#233; que d'un seul four pour une production de gr&#232;s, condition obligatoire pour son implantation &#224; Quimper. En 1821, sa fille &#233;pouse Jean-Baptiste Tanquery qui plus tard, rach&#232;te l'affaire en faillite et la d&#233;veloppe jusqu'&#224; sa mort en 1858. Son fils, Th&#233;odore, poursuit l'activit&#233; en la faisant fructifier avec ses fr&#232;res et s&#339;urs. Marie-Augustine Tanquerey &#233;pouse un militaire en 1864, Pierre Jules Henriot, dont elle a trois enfants : Jules, Pauline et Antoinette. &lt;br /&gt;En 1884, Jules Henriot n'a que 18 ans &#224; la mort de son p&#232;re ; bachelier, deux ans plus tard, il apprend le m&#233;tier avec son oncle Th&#233;odore et sa m&#232;re. Cinq ans plus tard, &#224; la mort de son oncle, il devient propri&#233;taire de la manufacture en rachetant les parts de ses deux s&#339;urs. Cet homme entreprenant adapte ensuite l'entreprise pour y d&#233;velopper une nouvelle production de fa&#239;ence stannif&#232;re. Avec l'aide de Camille Moreau, un ancien apprenti d'Alfred Beau, des d&#233;cors populaires sign&#233;s HR assurent la prosp&#233;rit&#233; de l'entreprise et ainsi, la continuit&#233; de cette pratique &#224; Quimper, jusqu'&#224; la veille de la Premi&#232;re Guerre mondiale. En 1904, &#224; sa requ&#234;te, il obtient du tribunal de commerce de Quimper la protection de la mention Quimper accol&#233;e &#224; la marque de fabrique et embauche progressivement le personnel des deux fabriques en commen&#231;ant par celui de Porquier ; bienfait social mais aussi apport certain de savoir-faire pour l'entreprise. En 1913, il rachete la marque Porquier ainsi que les mod&#232;les, les moules et le stock de biscuits, mais Arthur Porquier refuse de lui c&#233;der les b&#226;timents de l'ancienne manufacture. Il se porte &#233;galement acqu&#233;reur, sans succ&#232;s, de la &#171; Grande Maison HB &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La modernisation d'une activit&#233; prosp&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain de la guerre, durant les ann&#233;es vingt, le contexte &#233;conomique et social est difficile. De nombreuses gr&#232;ves &#233;clatent alors et en 1925 &#224; la suite d'une manifestation particuli&#232;rement dure un incendie ravage une partie des locaux de la fa&#239;encerie Henriot. Cependant &#224; cette p&#233;riode mouvement&#233;e correspond aussi le v&#233;ritable d&#233;marrage de l'essor touristique. Quimper saisit cette opportunit&#233; et se dote d&#232;s 1920 d'un syndicat d'initiative. Ses atouts sont nombreux ; patrimoine architectural pittoresque malgr&#233; les nouvelles perc&#233;es qui n'ont pas toujours respect&#233; les quartiers anciens (quelquefois qualifi&#233;s de d&#233;cor d'op&#233;rette &#224; l'&#233;poque par la municipalit&#233; en place) ; grande &#171; F&#234;te des Reines de Cornouaille &#187; lanc&#233;e en 1923 par Louis Le Bourhis ; descente de l'Odet &#171; plus belle rivi&#232;re de France &#187; avec les vedettes, Roi Gradlon, Terfel et Reine de l'Odet de l'Agence des Transports Maritimes de Cornouaille cr&#233;&#233;e en 1921 ; excursions possibles avec les autocars Tr&#233;moureux &#171; les Transports Automobiles Breton &#187; Quimper-B&#233;nodet en cinquante-cinq minutes deux fois par jour. Ce mouvement touristique augmente consid&#233;rablement apr&#232;s 1936 gr&#226;ce &#224; l'institution des cong&#233;s pay&#233;s.
&lt;br /&gt;Deux fa&#239;enceries concurrentes se disputent un march&#233; de plus en plus florissant dans ce contexte de d&#233;veloppement touristique. En effet en 1918, la guerre finie, la vente de la manufacture HB &#224; la Soci&#233;t&#233; Jules Verlingue et Cie devient effective et le nouveau fa&#239;encier venu de Boulognes-sur-Mer, Jules Verlingue, relan&#231;e la fabrication. C'est le d&#233;but d'une v&#233;ritable petite guerre &#233;conomique que l'on va appeler la &#171; Guerre des Jules &#187;. Les fa&#239;enciers se livrent une lutte incessante en se copiant mutuellement et en d&#233;bauchant les ouvriers du concurrent sous promesses d'augmentation de salaire. Ce va-et-vient des ouvriers &#171; peinteurs &#187; qui utilisaient leurs poncifs personnels facilitait les plagiats et r&#233;guli&#232;rement des proc&#232;s font l'actualit&#233;. Bataille de marques aussi car la signature ancienne HB d&#233;pos&#233;e d&#232;s 1882 a inspir&#233; le concurrent qui, depuis environ 1894, signait ses pi&#232;ces avec les deux lettres accol&#233;es HR, H pour Henriot et R pour Riou (nom de jeune fille de l'&#233;pouse de Jules Henriot). La lettre R fut peinte pendant quelque temps avec l'extr&#233;mit&#233; du jambage droit rentr&#233;e vers l'int&#233;rieur de mani&#232;re &#224; entra&#238;ner une certaine confusion. Mais tr&#232;s vite cette signature est remplac&#233;e par l'inscription HENRIOT qui devient une marque mondialement connue. Cette notori&#233;t&#233; bien &#233;tablie lui inspirant confiance, le jeune ing&#233;nieur c&#233;ramiste Victor Lucas propose ses services &#224; la fa&#239;encerie quimp&#233;roise en ao&#251;t 1922. Sa demande arrive &#224; point nomm&#233; car &#224; la Manufacture d'Art Breton, Jules Henriot souhaitait, &#224; l'instar de sa concurrente, la Soci&#233;t&#233; Jules Verlingue, Bollor&#233; et Cie (HB), s'adjoindre les services d'un technicien afin de moderniser et de rationaliser la fabrication.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un atelier de c&#233;ramique &#224; l'&#201;cole des Beaux-Arts et Arts Appliqu&#233;s de Cornouaille</title>
		<link>http://www.keraluc.com/Un-atelier-de-ceramique-a-l-Ecole</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.keraluc.com/Un-atelier-de-ceramique-a-l-Ecole</guid>
		<dc:date>2008-05-30T15:56:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Lucas</dc:creator>



		<description>&#192; l'initiative d'un groupe de Quimp&#233;rois impliqu&#233;s dans la vie culturelle locale, les premiers cours de l'&#201;cole des beaux-arts de Quimper d&#233;butent en novembre 1946. Au m&#234;me moment, les premi&#232;res cuissons d'essais commencent dans l'atelier tout neuf de la (...)


-
&lt;a href="http://www.keraluc.com/-Historique-" rel="directory"&gt;Historique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'initiative d'un groupe de Quimp&#233;rois impliqu&#233;s dans la vie culturelle locale, les premiers cours de l'&#201;cole des beaux-arts de Quimper d&#233;butent en novembre 1946. Au m&#234;me moment, les premi&#232;res cuissons d'essais commencent dans l'atelier tout neuf de la nouvelle fa&#239;encerie Keraluc. Lors de son inauguration trois mois plus t&#244;t, Victor Lucas avait lui aussi formul&#233; un souhait en faveur de la cr&#233;ation &#224; Quimper d'une &#201;cole d'arts appliqu&#233;s susceptible de former du personnel qualifi&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_163 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;IMG/jpg/villard_.jpg&quot; title='Robert Villard &lt;em&gt;&lt;p&gt;Directeur de l'&#201;cole des beaux-arts et des arts appliqu&#233;s de Cornouaille, de 1946 &#224; 1968.&lt;/p&gt;&lt;/em&gt;' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.keraluc.com/local/cache-vignettes/L300xH282/villard_-1d041-e7e19.jpg' width='300' height='282' alt='JPEG - 80.2 ko' style='height:282px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;Robert Villard&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:300px;'&gt;&lt;p&gt;Directeur de l'&#201;cole des beaux-arts et des arts appliqu&#233;s de Cornouaille, de 1946 &#224; 1968.&lt;/p&gt;&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Durant l'&#233;t&#233; 1946, une &#233;bauche p&#233;dagogique de la future &#233;cole est esquiss&#233;e. Le secr&#233;taire du comit&#233; provisoire, A. Pouch, tapissier-d&#233;corateur, entour&#233; de Jean Caveng et de M. Rodallec*, tous deux commer&#231;ant et artiste, et de l'artiste et industriel Abel Villard, font avancer le projet qui se concr&#233;tise le 3 novembre avec une r&#233;union publique dans la salle des mariages de l'H&#244;tel de Ville sous la pr&#233;sidence du maire Yves Wolfarth. Robert Villard*, responsable d'un atelier de l'&#201;cole des beaux-arts de Nantes, est sollicit&#233; pour prendre la direction de la future &#233;cole. Il assure, quelques jours plus tard, les premiers enseignements dans des locaux du Gymnase de la rue Jean-Jaur&#232;s. En f&#233;vrier 1947, les cours sont donn&#233;s rue Verdelet avec deux autres professeurs, Albert Hamet, photographe et peintre, et Maurice Rondet, contrema&#238;tre dans l'entreprise de peinture en b&#226;timent Wolfarth. Au mois de mars, son transfert d&#233;finitif dans les locaux de l'ancienne &#233;cole Paul-Bert, au 36 de la rue du Chapeau Rouge, lui permet de d&#233;velopper son enseignement avec le recrutement de nouveaux professeurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;cole priv&#233;e est g&#233;r&#233;e en autonomie par un conseil d'administration compos&#233; d'artistes, d'industriels, d'artisans, d'ouvriers des diverses professions int&#233;ress&#233;es. Une ind&#233;pendance voulue afin de d&#233;finir elle-m&#234;me son projet &lt;i&gt;&#8211; un enseignement r&#233;gional des arts appliqu&#233;s aux industries d'art de la Cornouaille : fabrication et sculpture des meubles bretons, c&#233;ramique, broderie, dentelle, tissage, d&#233;coration industrielle, arts plastiques &#8211;&lt;/i&gt; . Deux objectifs quelque peu oppos&#233;s vont coexister avant que la formation s'oriente d&#233;lib&#233;r&#233;ment vers une vision ouverte et universelle de l'art. &#192; l'origine, il ne s'agissait donc pas de former des artistes, mais de permettre aux artisans cornouaillais de compl&#233;ter leur formation par une culture artistique devant &#233;lever le niveau du style breton. Cette volont&#233; de r&#233;unir l'artiste et l'artisan pour renouveler et revivifier l'art en Bretagne n'&#233;tait pas nouvelle. D&#232;s le d&#233;but du XXe, le militant r&#233;gionaliste Maxime Maufra, membre fondateur de l'Union r&#233;gionaliste bretonne, tente d'imposer la n&#233;cessit&#233; d'une formation artistique r&#233;gionale. C'est l'id&#233;e d'un &lt;i&gt;g&#233;nie artistique original propre &#224; la Bretagne&lt;/i&gt; qui est proclam&#233;e et valoris&#233;e. Ensuite le mouvement des Seiz Breur &lt;i&gt;F&#233;conder le travail de l'artisan par celui de l'artiste&lt;/i&gt; ambitionnait de renouveler l'art breton en alliant tradition et modernit&#233;. Cette volont&#233; de rompre avec la bretonnerie en revivifiant l'art en Bretagne &#233;tait souhaitable et n&#233;cessaire, mais un art sp&#233;cifiquement breton ne peut mener qu'&#224; l'impasse. L'ambition des responsables &#233;tait avant tout de donner des directives afin d'orienter la production locale vers des &#339;uvres de grande qualit&#233; tout en stimulant le d&#233;sir de chercher des formes et des expressions nouvelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux ans apr&#232;s, l'&#233;cole compte plus de cent cinquante &#233;l&#232;ves inscrits aux cours de peinture, de d&#233;coration, de dessin, de modelage. En plus de ces &#233;tudiants, elle re&#231;oit un groupe important d'apprentis des fa&#239;enceries, qui ont des cours sp&#233;cifiques. En 1949, Georges Connan rejoint l'&#233;quipe p&#233;dagogique pour enseigner l'&#233;tude du mod&#232;le vivant et de la perspective, il assure par la suite les cours d'histoire de l'art. Jos Le Corre est nomm&#233; professeur d'art graphique et de publicit&#233; trois apr&#232;s et c'est enfin au tour de Jean Le Merdy de mettre en place son cours de peinture en 1957.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la rentr&#233;e 1951/1952, un atelier de c&#233;ramique est cr&#233;&#233; au sein de l'&#233;cole, Pierre Toulhoat, tout juste dipl&#244;m&#233; de l'&#201;cole nationale sup&#233;rieure des arts d&#233;coratifs de Paris et fort de ses premi&#232;res exp&#233;riences acquises d&#232;s le d&#233;but de la fa&#239;encerie Keraluc, en assure le bon fonctionnement pendant 6 ann&#233;es tout en &#233;tant charg&#233; du cours de modelage. Son enseignement, tr&#232;s appr&#233;ci&#233;, amena plusieurs de ses &#233;l&#232;ves, comme Ren&#233; Qu&#233;r&#233;, Jean-Paul Japp&#233; et Andr&#233; L'Helguen a travailler dans la manufacture de Victor Lucas. D'autres enseignants, Georges Connan et particuli&#232;rement Jos Le Corre travaillent aussi &#224; Keraluc aupr&#232;s de Victor Lucas. Ce projet d'&#233;cole, tr&#232;s orient&#233; vers les arts appliqu&#233;s et tout naturellement la c&#233;ramique, a donn&#233; une forte authenticit&#233; &#224; L'&#201;cole des beaux-arts de Cornouaille. Peu &#224; peu, cette ad&#233;quation entre la finalit&#233; de son enseignement et le monde de l'industrie et de l'artisanat s'est estomp&#233; au profit d'une orientation plus forte vers les arts plastiques. Une orientation souhait&#233;e et sans doute dict&#233;e par des directives nationales, mais on constate aussi que l'abandon d'un atelier de c&#233;ramique au sein de l'&#201;cole des beaux-arts de Quimper, s'est accompagn&#233; d'un appauvrissement progressif et inexorable de la cr&#233;ation dans les ateliers quimp&#233;rois de c&#233;ramiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 23 mars 1960, l'&#233;cole est municipalis&#233;e par le nouveau conseil municipal du grand Quimper* et conserve son appellation &lt;strong&gt;&#201;cole des beaux-arts et des arts appliqu&#233;s de Cornouaille&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.esbac-quimper.org/' class='spip_out'&gt;Le site web de l'&#201;cole Sup&#233;rieure des Beaux Arts de Cornouaille&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Petite biographie de Robert Villard&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;N&#233; &#224; Paris le 30 ao&#251;t 1897 (six jours exactement apr&#232;s Victor Lucas), il est mobilis&#233; &#224; Verdun d&#232;s l'&#226;ge de 18 ans. Apr&#232;s la guerre, il se consacre &#224; la peinture, rejoint le mouvement cubiste et participe au Salon des Ind&#233;pendants et au salon d'Automne. &lt;br /&gt;Install&#233; &#224; Nantes, il participe &#224; la vie culturelle avec l'association &lt;i&gt;L'&#201;trave&lt;/i&gt;, cr&#233;&#233;e avec sa femme, et d&#233;veloppe une activit&#233; d'architecte d'int&#233;rieur dans son studio IDEA, notamment dans la d&#233;coration de paquebots. &#192; partir de 1941, il est responsable d'un atelier &#224; l'&#201;cole des Beaux-Arts de Nantes avant d'accepter, quatre ans plus tard, la direction de la nouvelle &#233;cole de Quimper. &lt;br /&gt;Il se retire en 1967 &#224; Rochefort-En-Terre et d&#233;c&#232;de 10 ans plus tard &#224; Vannes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Sources :&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&gt;&#171; &#192; travers les d&#233;partements meurtries, Le Finist&#232;re &#187;, 1948, L'&#201;cole des Beaux-Arts et Arts appliqu&#233;s de Cornouaille, page 292.
&lt;br /&gt;&gt; Revue &#171; Arts m&#233;nagers &#187; n&#176;75, mars 1956.
&lt;br /&gt;&gt; Villard Robert, &#171; L'Encyclop&#233;die des C&#233;ramiques de Quimper &#187;, tome V, page 442, novembre 2007.
&lt;br /&gt;&gt; Bulletin d'information de l'association des amis du mus&#233;e de la fa&#239;ence de Quimper, n&#176;26-second semestre 2007, articles de Dominique Villard et de Mika&#235;l Micheau-Vernez.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* M. Rodallec est le futur beau-p&#232;re de Jos Le Corre, professeur &#224; l'&#233;cole des beaux-arts de 1951 &#224; 1979.
&lt;br /&gt;* &#192; noter qu'il n'existe pas de lien de parent&#233; entre Abel Villard et Robert Villard.
&lt;br /&gt;* La r&#233;union des quatre communes limitrophes : Quimper, Kerfeunteun, Penhars et Erguer-Armel, est effective le 1er janvier 1960. Le nouveau conseil municipal, de gauche, d&#233;signe son maire Yves Th&#233;pot, le 13 mars. Erguer-Armel int&#233;grant Quimper, Keraluc peut alors abandonner la mention &#171; pr&#233;s &#187; avant &#171; Quimper &#187; sur la signature de ses productions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.keraluc.com/IMG/jpg/atelier_beaux_arts.jpg" length="111748" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="http://www.keraluc.com/IMG/jpg/atelier_ceram_1.jpg" length="58901" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="http://www.keraluc.com/IMG/jpg/atelier_ceram_2.jpg" length="60831" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="http://www.keraluc.com/IMG/jpg/atelier_ceram_3.jpg" length="55237" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="http://www.keraluc.com/IMG/jpg/atelier_ceram_4.jpg" length="46967" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="http://www.keraluc.com/IMG/jpg/atelier_ceram_5.jpg" length="51250" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="http://www.keraluc.com/IMG/jpg/atelier_ceram_four1.jpg" length="61745" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="http://www.keraluc.com/IMG/jpg/atelier_ceram_four2.jpg" length="54891" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="http://www.keraluc.com/IMG/jpg/atelier_ceram_kergoat.jpg" length="60226" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="http://www.keraluc.com/IMG/jpg/atelier_ceram_produc.jpg" length="60226" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="http://www.keraluc.com/IMG/jpg/atelier_ceram_tour.jpg" length="55813" type="image/jpeg" />
		
		<enclosure url="http://www.keraluc.com/IMG/jpg/atelier_ceram_villard.jpg" length="53179" type="image/jpeg" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
