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	<title>KERALUC, une c&#233;ramique d'art &#224; Quimper, 1946-1984.</title>
	<link>http://keraluc.com/</link>
	<description>Le site web keraluc.com &#233;voque l'histoire de l'ancienne manufacture Keraluc, fond&#233;e &#224; Quimper en 1946 par Victor Lucas. De 1946 &#224; 1984, de nombreux artistes ont travaill&#233; dans ses ateliers, leurs cr&#233;ations sont pr&#233;sent&#233;es ainsi que le contexte historique de l'&#233;poque. L'auteur et webmaster du site, Antoine Lucas, est issu d'une lign&#233;e de c&#233;ramiste et a travaill&#233; pour la manufacture Keraluc fond&#233;e par son grand-p&#232;re.</description>
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		<title>KERALUC, une c&#233;ramique d'art &#224; Quimper, 1946-1984.</title>
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		<title>G&#233;n&#233;ralit&#233;s sur les techniques de fabrication &#224; Keraluc</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Lucas</dc:creator>



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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'effectif de la jeune fa&#239;encerie repr&#233;sentait une dizaine de personnes fin 1948. Il se d&#233;veloppa au fur et &#224; mesure de l'augmentation des commandes, assur&#233;es dans un premier temps par une production quelque peu commerciale, le d&#233;cor &#171; T&#234;te de Breton &#187;. Mais c'est surtout, par la suite, la fabrication d'articles c&#233;ramiques pour la table en fa&#239;ence unis qui provoqua un afflux de commandes tel, que l'effectif fut port&#233; &#224; plus de cinquante personnes et que des travaux d'agrandissement des ateliers furent entrepris. Cette production &#233;conomique, appel&#233;e &#171; mangan&#232;se et couleurs &#187; vint d'une id&#233;e de Marie-Th&#233;r&#232;se, la fille de Victor Lucas, qui proposa &#224; son p&#232;re de d&#233;cliner sur toutes les formes utilitaires pour la table, toute la gamme d'&#233;maux color&#233;s qu'il avait &#233;labor&#233; en vingt ann&#233;es de carri&#232;re (chez Henriot puis chez HB). Les pi&#232;ces &#233;taient &#233;maill&#233;es int&#233;rieurement en couleurs et ext&#233;rieurement en brun noir brillant.
D&#232;s la premi&#232;re ann&#233;e, plusieurs d&#233;cors originaux con&#231;us par les artistes collaborateurs sont &#233;galement &#233;dit&#233;s avec beaucoup de succ&#232;s, notamment le d&#233;cor &#171; Coq &#187; de Pierre Toulhoat et le d&#233;cor &#171; oiseau en chupenn &#187; de Jos Le Corre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les premi&#232;res pi&#232;ces c&#233;ramiques sont en fa&#239;ence calcaire fa&#231;onn&#233;es avec une p&#226;te soigneusement compos&#233;e afin d'obtenir un produit solide et r&#233;sistant au tressaillage. La composition adopt&#233;e utilisait dans une large mesure (40 %) l'argile de Toulven (pr&#232;s de Quimper) mais, pour abaisser sa temp&#233;rature de cuisson, il &#233;tait n&#233;cessaire d'ajouter une argile ferrugineuse de Charente-Maritime, plus fusible. Les pi&#232;ces de grandes dimensions &#233;taient estamp&#233;es ou model&#233;es &#224; la main. Les autres &#233;taient fabriqu&#233;es par calibrage pour les formes circulaires ou par coulage pour les autres pi&#232;ces.La premi&#232;re cuisson, &#224; 1000&#176;C environ, donnait au tesson une tonalit&#233; chaude, ocre jaune clair, servant de couleur de fond pour tous les premiers d&#233;cors sous vernis transparent plombo-boracique obtenus en deuxi&#232;me cuisson vers 900&#176;C. Les artistes, pr&#233;f&#233;rant travailler sur un support plus clair, badigeonnaient leurs pi&#232;ces avec un colorant blanc opaque, le D44 de Couleurs Paris ; cependant la gamme s'enrichit tr&#232;s vite avec un &#233;mail stannif&#232;re blanc opaque et de nombreux &#233;maux de couleur semi-opaques et opaques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon l'usage des fa&#239;enceries de Quimper, la d&#233;coration &#233;tait toujours ex&#233;cut&#233;e exclusivement &#224; la main avec des pinceaux en poils de martre Kolinsky. La technique sous vernis fut progressivement abandonn&#233;e au profit de la pose sur &#233;mail cru blanc ou color&#233;, comme le d&#233;cor coq de Pierre Toulhoat peint en colorant blanc sur fond bleu ou rouge. Une nouvelle gla&#231;ure, opaque blanche et satin&#233;e par un ajout important d'oxyde de zinc donnant une tr&#232;s fine cristallisation, fut tr&#232;s largement utilis&#233;e par les artistes et pour la production courante, pendant les ann&#233;es cinquante et au d&#233;but des ann&#233;es soixante. Ses qualit&#233;s de surface mettent en valeur le travail du d&#233;cor et la forme de la pi&#232;ce. En outre, l'aspect particulier de cet &#233;mail fut une bonne transition entre la fa&#239;ence traditionnelle tr&#232;s brillante et la mati&#232;re plus brute du gr&#232;s qui, fabriqu&#233; &#224; partir de 1958, supplanta compl&#232;tement la fa&#239;ence apr&#232;s 1962.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce gr&#232;s &#233;tait fabriqu&#233; avec la seule argile de Toulven utilis&#233;e pure pour le tournage, le calibrage et le pressage ; l'op&#233;ration de coulage n&#233;cessitait un d&#233;graissage de l'argile avec une p&#226;te &#224; porcelaine de Limoges. Avant la production massive de l'&#233;mail de gr&#232;s uni Vogue qui fut propos&#233; &#224; la client&#232;le au milieu des ann&#233;es soixante, plusieurs gla&#231;ures ont &#233;t&#233; successivement utilis&#233;es. Les ressources min&#233;rales locales furent exploit&#233;es au maximum pour ces &#233;maux &#233;labor&#233;s par Pol Lucas ; ce choix a &#233;t&#233; syst&#233;matique comme pour l&#233;gitimer le produit breton v&#233;ritable, issu de mati&#232;res premi&#232;res de la r&#233;gion. Ainsi les feldspaths de Fouesnant, d'Ergu&#233;-Gab&#233;ric ou de Tr&#233;guennec ainsi que la silice de Tr&#233;ogat rentraient dans la composition des &#233;maux. La technique du gr&#232;s rendant possible la fusion des min&#233;raux &#224; hautes temp&#233;ratures, la production &#233;tait personnalis&#233;e avec ces &#233;l&#233;ments plus &#171; sauvages &#187; que les produits affin&#233;s du commerce, mais, en contrepartie, le manque d'homog&#233;n&#233;it&#233; et les co&#251;ts de pr&#233;paration de ces mat&#233;riaux bruts p&#233;nalis&#232;rent souvent la fabrication.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'arriv&#233;e du gaz propane &#224; Keraluc en 1965, entra&#238;na la mise au point de nouveaux fours de cuisson qui furent sans cesse transform&#233;s pour s'adapter au volume croissant de la production, pour cuire la nouvelle gamme en gr&#232;s &#233;maill&#233; au sel et ensuite pour obtenir les atmosph&#232;res r&#233;ductrices indispensables aux derniers &#233;maux d&#233;velopp&#233;s dans l'atelier. En 1975, le parc d'unit&#233;s de cuisson &#233;tait de dix fours &#224; gaz d'une capacit&#233; totale de treize m&#232;tres cube avec cinq fours &#233;lectriques de deux m&#232;tres cube chacun. La cuisson &#233;lectrique fut abandonn&#233;e en 1980, au profit du gaz propane avec la construction d'un four &#224; sole mobile de deux m&#232;tres cube &#233;quip&#233; de br&#251;leurs jets. Cette nouvelle installation tr&#232;s performante permit un contr&#244;le pr&#233;cis de l'atmosph&#232;re de cuisson, indispensable pour les diff&#233;rents &#233;maux en service.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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